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Cheat sheet
Writing with authority: cheat sheet
The summary, key terms and the trap to avoid for every lesson, in order. Print it, or read it, cover it, and say it back.
- Un éditorial est la voix du journal : une ligne claire, énoncée tôt, dans un registre soutenu, avec « nous » et sans « je ».
- On ouvre sur une accroche ; on ferme sur une phrase qui résume la ligne par un contraste ou une image.
- On expose loyalement le meilleur argument adverse (certes, on nous objectera), puis on y répond (mais à quel prix ? ; c'est là que le bât blesse).
- On varie le rythme ; la question rhétorique et l'ironie restent rares.
- Écrire, relire, réécrire, comparer avec un bon modèle : c'est ainsi qu'on progresse au niveau C2.
- L'épreuve écrite du DALF C2 (3 h 30, un exercice) demande un texte structuré d'au moins 700 mots, un éditorial par exemple.
- un éditorial
- article non signé qui exprime la position d'un journal
- une ligne éditoriale
- l'orientation et les prises de position constantes d'un journal
- une concession
- point que l'on accorde à l'adversaire avant de le réfuter
- réfuter
- démontrer qu'un argument est faux ou insuffisant
- le bât blesse
- expression pour désigner le point faible, l'endroit où cela fait mal
- à l'aune de
- à la mesure de, d'après le critère de
- balayer d'un revers de main
- écarter sans examen
- plaider pour
- défendre une cause, argumenter en faveur de
- l'immobilisme
- refus systématique de tout changement
- une chute
- dernière phrase d'un texte, conçue pour marquer
Watch out: Quatre faiblesses reviennent. Le « je » : wrong: Je pense que cette réforme est une erreur. devient Nous pensons que cette réforme est une erreur, ou mieux, on énonce la thèse sans « nous pensons ». Le refus de choisir : un texte qui aligne les avis et s'achève sur Le débat reste ouvert n'est pas un éditorial. La caricature de l'adversaire : votre réponse ne convainc que si son argument a d'abord été présenté sous son meilleur jour. Enfin, un faux pas que les lecteurs attentifs repèrent : wrong: Il faut pallier à ce manque de moyens. Pallier est transitif direct : pallier ce manque.
- Un discours de cérémonie s'écrit pour l'oreille : phrases courtes, mots-clés répétés, jalons, chiffres arrondis.
- Les salutations vont du rang le plus élevé au moins élevé, avec les titres au féminin pour les femmes (Madame la Préfète), puis les élus, puis tout le monde.
- L'anaphore, le rythme ternaire et l'apostrophe donnent sa forme au discours ; chacun s'emploie à dessein, une ou deux fois.
- On nomme les personnes que l'on remercie et l'on dit ce qu'elles ont fait.
- On finit sur une phrase brève que l'on peut reprendre, et l'on marque ses pauses.
- Un bon exercice : dire son texte à voix haute, le chronométrer, couper ce qui s'étire.
- un discours
- texte prononcé devant un auditoire
- une anaphore
- répétition du même mot en tête de phrases ou de membres de phrase successifs
- un rythme ternaire
- énumération de trois éléments, qui donne une cadence
- une apostrophe
- adresse directe à quelqu'un, souvent à un absent, au cœur du discours
- un jalon
- repère annoncé qui aide l'auditoire à suivre le plan (« d'abord… »)
- le protocole
- ensemble des règles de préséance et de politesse officielles
- la préséance
- droit de passer avant les autres selon le rang
- nommément
- en nommant la personne, sans rester vague
- un pupitre
- meuble sur lequel l'orateur pose ses notes
- une chute
- dernière phrase, conçue pour être retenue
Watch out: Trois faiblesses reviennent. Écrire pour la page : des périodes de cinq lignes, des relatives en cascade, que l'oreille perd. Des remerciements en bloc : wrong: Je remercie tous ceux qui ont contribué de près ou de loin. ne remercie personne. Des constructions qu'un orateur soigné évite : Malgré que les travaux aient duré trois ans… est contesté dans l'écrit soutenu (on préfère bien que les travaux aient duré trois ans) ; et wrong: C'est de cette porte dont je voudrais vous parler est fautif, car de et dont font double emploi : c'est de cette porte que…
- Un rapport comprend cinq parties : résumé (ou synthèse), constat, analyse, recommandations, calendrier.
- La synthèse se suffit à elle-même : problème, cause, action, coût.
- Le constat contient des faits chiffrés ; l'analyse explique les causes ; l'opinion reste dehors.
- Chaque recommandation dit qui, quoi, combien et quand, et la liste est hiérarchisée.
- Les chiffres doivent s'additionner et rester identiques partout où ils figurent.
- L'épreuve écrite du DALF C2 (3 h 30, un exercice) admet le rapport comme texte structuré d'au moins 700 mots.
- un rapport
- document qui expose une situation et propose des suites à des décideurs
- une synthèse
- texte bref placé en tête, qui donne l'essentiel (on évite le calque « résumé exécutif »)
- un constat
- exposé des faits observés, sans jugement
- une recommandation
- action proposée, avec acteur, coût et échéance
- une mise en œuvre
- fait d'appliquer concrètement une décision
- un calendrier
- succession des étapes datées d'un projet
- un bilan chiffré
- évaluation présentée avec des données mesurées
- à hauteur de
- jusqu'à concurrence de (un montant)
- soit
- c'est-à-dire ; introduit un total ou une équivalence
- d'ici 2029
- au plus tard en 2029
- dès 2027
- à partir de 2027, sans attendre
- en termes de
- sous l'angle de, du point de vue de
Watch out: Trois faiblesses reviennent. L'opinion dans le constat : wrong: La situation est scandaleuse et la Région n'en fait pas assez. Un constat établit des faits chiffrés : Le taux atteint 21 %, contre 14 % pour la région. Les recommandations vagues : wrong: Il faudrait que la Région fasse quelque chose pour la mobilité. Les chiffres incohérents : un total qui ne correspond pas à ses parties coûte à l'auteur la confiance du lecteur. Et un faux pas de langue : on écrit plutôt en termes de coût (au pluriel, forme standard) que wrong: en terme de coût.
- Une critique comporte une accroche, des faits, des jugements étayés, de la nuance et un verdict.
- Appuyez chaque jugement sur un détail ; les adjectifs seuls ne convainquent personne.
- Employez des mots d'évaluation précis (laborieux, inégal, saisissant, d'une rare justesse).
- Équilibrez avec si… c'est que…, à défaut de et il n'en reste pas moins que, une fois chacun.
- Concluez par un verdict dont le lecteur peut tirer parti.
- L'épreuve écrite du DALF C2 (3 h 30, un exercice) demande un texte structuré d'au moins 700 mots ; la critique entraîne la même maîtrise de la position et de la nuance.
- une critique
- article qui juge une œuvre et argumente son jugement
- un parti pris
- choix assumé, position adoptée d'avance
- foisonnant
- qui abonde en idées ou en matière, parfois jusqu'au désordre
- laborieux
- qui montre l'effort et manque d'aisance
- inégal
- de qualité variable, bon par moments seulement
- appuyé
- trop marqué, qui insiste lourdement
- une scénographie
- conception de l'espace et de la mise en scène d'une exposition
- un accrochage
- disposition des œuvres sur les murs
- un cartel
- petit texte placé à côté d'une œuvre
- à défaut de
- faute de, en l'absence de
- il n'en reste pas moins que
- cela n'empêche pas que
- d'une rare justesse
- dont l'exactitude se rencontre rarement
Watch out: Quatre faiblesses reviennent. Les adjectifs sans détail : wrong: Une exposition magnifique, très réussie et passionnante. L'entassement de nuances (peut-être, assez, plutôt, relativement) qui dilue le verdict. Le résumé ou la biographie qui prennent la place du jugement. Et un faux pas de langue : wrong: Si la salle est sombre, c'est à cause que le commissaire l'a voulu. À cause que n'est pas du français standard ; on écrit c'est que le commissaire l'a voulu ou parce que.