Studyfern
Aa
Text size
Line spacing
Reading font
Theme
Focus mode

Home › French

Mission : écrire et prononcer le discours d'une cérémonie publique

Écrire pour l'oreille et s'adresser correctement à un public officiel. Le discours d'un maire doit être entendu une fois et retenu.

FrenchC2 · Writing with authorityEnviron 13 min : 11 de lecture, 2 d'entraînementMis à jour le

À la fin de cette mission, vous saurez
  • Ouvrir une cérémonie par les salutations protocolaires, dans le bon ordre
  • Construire un discours pour l'oreille : phrases courtes, répétitions, jalons
  • Employer l'anaphore, le rythme ternaire et l'apostrophe à bon escient
  • Remercier et honorer le passé sans cliché
  • Finir sur un appel que l'auditoire peut reprendre
Writing with authority: lesson 2 of 4
  1. C2 · Writing with authority
  2. Mission : rédiger l'éditorial d'un quotidien national 15 min
  3. Mission : écrire et prononcer le discours d'une cérémonie publique 13 min
  4. Mission : rédiger un rapport assorti de recommandations 15 min
  5. Mission : écrire la critique d'un livre, d'un film ou d'une exposition 19 min

Essayez d'abord

Vous n'avez pas encore vu ce point : devinez. Deviner avant de lire aide à retenir. Rien n'est noté ici.

Vous savez déjà ? Répondez à 3 questions et passez à la suite.

Trois bonnes réponses et la mission est marquée comme terminée.

Niveau Niveau C2 (autour du DALF C2). Français réel : le discours d'un maire ou d'un directeur lors d'une inauguration, d'un centenaire ou d'une commémoration ; le discours est l'un des types de textes admis à l'épreuve écrite du DALF C2.

Le cas

Le cas : vous êtes Odile Ferrand, maire de Brénoux-sur-Aure (commune imaginaire d'environ 6 000 habitants). Après trois ans de travaux, la bibliothèque de la ville, fondée en 1926 par l'institutrice Louise Vauclin, rouvre le jour de ses cent ans sous le nom de médiathèque Louise-Vauclin. La préfète, le président du conseil départemental, la directrice régionale des affaires culturelles, des conseillers et environ 150 habitants seront présents. Vous disposez de trois minutes au pupitre : un discours d'environ 400 mots, écrit pour être entendu, non lu. Vous travaillez à partir des trois documents ci-dessous.

(Documents fictifs.)

Document 1. Message du directeur de cabinet

De : Julien Paget Objet : Discours du 14 novembre : médiathèque

Bonjour,

Trois minutes au pupitre, pas une de plus : environ 400 mots, à dire et non à lire. Dans la salle : la préfète, le président du conseil départemental, la directrice régionale des affaires culturelles, les élus et environ 150 habitants. Vous trouverez ci-dessous la fiche de l'équipe et un extrait d'une lettre de Louise Vauclin.

J. P.

Document 2. Fiche de l'équipe de la médiathèque

- 14 novembre 1926 : l'institutrice Louise Vauclin ouvre la bibliothèque : une seule pièce, 300 livres prêtés par les familles. - 14 novembre 2026 : réouverture, cent ans jour pour jour, sous le nom de médiathèque Louise-Vauclin. - Travaux : trois ans, 3 millions d'euros financés par l'État, le Département et la Région. Architecte : Clémence Roche, qui a conservé la façade et refait tout l'intérieur. - Avant les travaux : des seaux dans la salle de lecture les jours de pluie, des rayonnages qu'on déplaçait, un escalier que l'on n'osait plus emprunter. - Déménagement : 40 000 livres mis en cartons, puis rangés un par un par les quatre bibliothécaires. - Ce que l'équipe a vu au fil des ans : des enfants apprendre à lire, des ouvriers chercher un emploi dans les annonces, des anciens venir lire le journal et parfois seulement chercher un peu de compagnie. - Nouveautés : des ordinateurs, une salle pour les devoirs, un atelier pour les plus anciens. - 412 habitants ont donné des livres ; leur nom figure sur la plaque du hall.

Document 3. Extrait d'une lettre de Louise Vauclin au maire (1931)

« Une commune qui prête ses livres ne s'appauvrit jamais. »

Comment un professionnel s'y prend

Avant d'écrire, un professionnel se pose quelques questions. Répondez-y pour vous-même, à partir des trois documents.

  1. « Qui sera dans la salle, et dans quel ordre dois-je les saluer ? »
  2. « Si l'auditoire ne retient qu'une chose, laquelle doit-ce être ? »
  3. « Chaque personne que je remercie saurait-elle ce que je lui reconnais ? »
  4. « Où l'oreille risque-t-elle de se perdre ? »
  5. « Un lecteur français trouverait-il cela naturel ? »

Ce qu'une bonne solution exige :

  • les salutations protocolaires dans le bon ordre, puis une première phrase qui retient l'attention ;
  • une forme que l'oreille peut suivre (un passé, un présent, une promesse), avec des jalons ;
  • des phrases courtes et un rythme parlé, sans propositions empilées ;
  • deux ou trois procédés employés à dessein : anaphore, rythme ternaire, apostrophe ;
  • des remerciements précis, et une dernière phrase que l'auditoire peut reprendre.

À titre de repère, l'épreuve écrite du DALF C2 dure 3 h 30 et comporte un seul exercice : un texte structuré (article, éditorial, rapport, discours…) d'au moins 700 mots sur une question donnée. Un discours fait donc partie des formes qu'on peut vous demander.

Votre boîte à outils :

  • L'anaphore : Elle a vu… Elle a vu… Elle a vu…
  • Le rythme ternaire : un lieu pour lire, un lieu pour apprendre, un lieu pour se rencontrer.
  • L'apostrophe : Louise Vauclin, si vous nous entendez…
  • Le jalon : Je voudrais dire trois choses.
  • La chute brève : La porte est ouverte.

Les salutations. On salue les invités du rang le plus élevé au moins élevé, avec le titre au féminin quand il s'agit d'une femme (Madame la Préfète, Madame la Directrice), puis le groupe (Mesdames et Messieurs les élus), puis tout le monde (Mesdames et Messieurs), et enfin une touche chaleureuse (chers Brénoussiens). On ne salue pas une personne par son nom sans employer aussi son titre.

Écrire pour l'oreille. Un auditeur ne peut pas relire. Employez surtout des phrases de dix à quinze mots, et réservez les énumérations longues aux effets voulus ; répétez le mot-clé plutôt que de le remplacer par un pronom qui risque de se perdre ; ne donnez que peu de chiffres et arrondissez-les (trois ans, non trente-six mois) ; annoncez le plan (d'abord… ensuite…) ; évitez l'imparfait du subjonctif et les longues chaînes de relatives. Marquez les pauses dans votre texte.

Pour aller plus loin : l'apostrophe

Nous appelons ici apostrophe l'adresse directe à quelqu'un qui ne peut pas répondre : la fondatrice disparue, un défunt. (En rhétorique, elle peut aussi viser des personnes présentes ; ici, nous la réservons aux absents.) Ô bibliothèque… est démodé : un orateur d'aujourd'hui s'adresse plutôt à une personne. Employez-la une seule fois, au cœur émotionnel du discours, et vouvoyez la personne : l'auditoire y entend un geste de respect. Elle ne fonctionne que si ce que vous dites est précis : un mot ou un acte de Louise Vauclin, non un compliment général.

Vérification rapide

Touchez une réponse pour vérifier.

  1. Dans quel ordre salue-t-on les invités ?

    Afficher la réponse

    Du rang le plus élevé au moins élevé : la préfète, les autres autorités, les élus, puis l'ensemble du public. les salutations suivent le rang, puis s'élargissent à tout l'auditoire.

Pourquoi c'est important

Les discours de cérémonie sont partout dans la vie civique et professionnelle : un maire qui ouvre un bâtiment, un chef d'établissement à une remise de prix, un directeur à un départ en retraite, un président à une commémoration. On se souvient du moment, et un texte écrit pour la page puis lu à voix haute sonne plat. Savoir écrire pour l'oreille et s'adresser à l'auditoire selon le protocole, voilà un savoir-faire qu'aucun courriel ne remplace.

La solution

La solution. Le discours de la maire (texte original, noms et chiffres inventés ; (pause) marque un silence et n'est pas compté) :

Madame la Préfète, Monsieur le Président du Département, Madame la Directrice régionale des affaires culturelles, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs, chers Brénoussiens,

Il y a cent ans, jour pour jour, une institutrice ouvrait une porte. Une seule porte, une seule pièce, trois cents livres prêtés par les familles du village. Elle s'appelait Louise Vauclin. (pause) Aujourd'hui, nous ouvrons la même porte.

Un siècle, ce n'est pas long pour un livre. C'est long pour un toit. Nous avons tous vu les seaux dans la salle de lecture, les étagères que l'on déplaçait les jours de pluie, l'escalier que l'on n'osait plus prendre. Il a fallu trois ans de travaux. Trois ans de poussière, trois ans d'attente, trois ans de patience. Je remercie ceux qui ont attendu. Je remercie aussi les bibliothécaires. Ils ont déménagé quarante mille livres dans des cartons, puis les ont rangés, un par un, dans le bon ordre.

Cette maison a tout vu. Elle a vu des enfants y apprendre à lire. Elle a vu des ouvriers y chercher un emploi. Elle a vu des anciens y chercher un journal et, parfois, simplement, un peu de compagnie. (pause)

Louise Vauclin, si vous nous entendez : vous aviez raison. Vous disiez qu'une commune qui prête ses livres ne s'appauvrit jamais. Nous avons mis du temps à vous croire. Aujourd'hui, nous vous croyons.

Je dois maintenant des remerciements, et je les dois nommément. À l'État, au Département et à la Région, qui ont financé ces trois millions d'euros de travaux. À Clémence Roche, notre architecte, qui a gardé la façade et changé tout le reste. Et aux quatre cent douze habitants qui ont offert leur nom sur une plaque et leurs livres sur un rayon.

Ce que nous inaugurons aujourd'hui n'est pas un bâtiment. C'est une promesse : que personne, ici, ne sera jamais trop pauvre, trop timide ou trop pressé pour entrer. Un lieu pour lire, un lieu pour apprendre, un lieu pour se rencontrer. On y trouvera des livres, bien sûr. Mais aussi des ordinateurs, une salle pour les devoirs, un atelier pour les plus anciens. Rien ne remplace le papier. Rien n'empêche d'y ajouter le reste.

Alors entrez. Entrez avec vos cartables, avec vos doutes, avec vos questions. La porte est ouverte. Elle l'était il y a cent ans. Elle ne se refermera plus.

Vive la lecture ! Vive Brénoux-sur-Aure ! Vive la République !

Pourquoi ça marche :

  • Salutations et ouverture : le protocole est respecté, puis la première phrase pose un fait (« une institutrice ouvrait une porte ») qui sera repris à la fin.
  • Forme pour l'oreille : un passé, un présent, une promesse ; des phrases courtes ; trois ans répété trois fois plutôt qu'un calcul en mois.
  • Procédés : l'anaphore Elle a vu…, le rythme ternaire lire, apprendre, se rencontrer, une seule apostrophe, au centre.
  • Remerciements : chacun est nommé, avec ce qu'il a fait (qui a gardé la façade et changé tout le reste).
  • Chute : La porte est ouverte. Elle l'était il y a cent ans. Elle ne se refermera plus. L'image du début revient et s'élargit dans le temps.

Français réel : on dit prendre la parole, au pupitre ou à la tribune ; un Brénoussien est un habitant de Brénoux (gentilé inventé, formé comme Parisien ou Lillois).

Erreurs fréquentes

Trois faiblesses reviennent. Écrire pour la page : des périodes de cinq lignes, des relatives en cascade, que l'oreille perd. Des remerciements en bloc : wrong: Je remercie tous ceux qui ont contribué de près ou de loin. ne remercie personne. Des constructions qu'un orateur soigné évite : Malgré que les travaux aient duré trois ans… est contesté dans l'écrit soutenu (on préfère bien que les travaux aient duré trois ans) ; et wrong: C'est de cette porte dont je voudrais vous parler est fautif, car de et dont font double emploi : c'est de cette porte que…

Vérification rapide

Touchez une réponse pour vérifier.

  1. Laquelle de ces phrases est la mieux construite pour un discours soutenu ?

    Afficher la réponse

    Bien que les travaux aient duré trois ans, personne n'a perdu patience.. bien que est suivi du subjonctif et ne prête à aucune discussion ; malgré que se rencontre, mais reste contesté en soutenu.

Mots clés

un discours
texte prononcé devant un auditoire
une anaphore
répétition du même mot en tête de phrases ou de membres de phrase successifs
un rythme ternaire
énumération de trois éléments, qui donne une cadence
une apostrophe
adresse directe à quelqu'un, souvent à un absent, au cœur du discours
un jalon
repère annoncé qui aide l'auditoire à suivre le plan (« d'abord… »)
le protocole
ensemble des règles de préséance et de politesse officielles
la préséance
droit de passer avant les autres selon le rang
nommément
en nommant la personne, sans rester vague
un pupitre
meuble sur lequel l'orateur pose ses notes
une chute
dernière phrase, conçue pour être retenue

Révisez les mots clés

Tap a card to turn it over. 10 cards.

FrontBack
un discourstexte prononcé devant un auditoire
une anaphorerépétition du même mot en tête de phrases ou de membres de phrase successifs
un rythme ternaireénumération de trois éléments, qui donne une cadence
une apostropheadresse directe à quelqu'un, souvent à un absent, au cœur du discours
un jalonrepère annoncé qui aide l'auditoire à suivre le plan (« d'abord… »)
le protocoleensemble des règles de préséance et de politesse officielles
la préséancedroit de passer avant les autres selon le rang
nommémenten nommant la personne, sans rester vague
un pupitremeuble sur lequel l'orateur pose ses notes
une chutedernière phrase, conçue pour être retenue

Entraînement

Réécrivez : ce passage est correct, mais il est écrit pour la page, au niveau B2.

La rénovation de la bibliothèque, qui a duré trente-six mois et qui a été financée par plusieurs partenaires, est maintenant terminée, et nous pouvons enfin la rouvrir au public, ce dont nous nous réjouissons tous, d'autant que beaucoup d'habitants attendaient ce moment depuis longtemps.

Objectif : le dire pour l'oreille, en quatre ou cinq phrases de moins de quinze mots, avec un mot-clé répété et un chiffre arrondi.

Une réécriture possible

Trois ans de travaux. Trois ans, et c'est fini. Cette bibliothèque, vous l'attendiez depuis longtemps. Cette bibliothèque rouvre aujourd'hui, et nous nous en réjouissons tous.

Ce qui a changé

  • Trente-six mois devient trois ans, un chiffre rond, répété pour qu'on le retienne.
  • La phrase unique de quatre propositions est coupée en phrases brèves, dont la plus courte (Trois ans, et c'est fini.) tombe comme une pause.
  • Bibliothèque est répété au lieu d'être remplacé par un pronom ; la dislocation (Cette bibliothèque, vous l'attendiez) donne un ton parlé.
  • Le détail administratif (financée par plusieurs partenaires) a disparu : il aura sa place, nommée, dans les remerciements.

En 10 minutes : une commune de 2 000 habitants fête le centenaire de son club de football. Écrivez la conclusion du discours du maire (50 à 70 mots) : un remerciement nommé, une anaphore et une dernière phrase brève que la salle peut reprendre.

Grille d'auto-évaluation :

Un exemple de réponse

Je remercie Paulette Gros, qui a lavé les maillots pendant trente ans. Je remercie les parents qui ont conduit, un dimanche sur deux, les enfants des autres. Je remercie ceux qui perdaient, et qui revenaient. Un club, ce n'est pas un palmarès. C'est une habitude de se retrouver. Cela fait cent ans. Alors, à samedi.

Petit quiz

Touchez une réponse pour vérifier.

  1. Pour ouvrir la cérémonie devant la préfète et 150 habitants, laquelle choisissez-vous ?

    Afficher la réponse

    Madame la Préfète, Monsieur le Président du Département, Madame la Directrice régionale des affaires culturelles, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs, chers Brénoussiens,. les autorités sont saluées d'abord, du rang le plus élevé au moins élevé.

  2. Pour que l'oreille retienne la durée des travaux, laquelle choisissez-vous ?

    Afficher la réponse

    Trois ans de travaux. Trois ans de poussière, trois ans d'attente, trois ans de patience.. pour l'oreille, la répétition et la phrase brève valent mieux que la période.

  3. Pour remercier l'architecte, laquelle choisissez-vous ?

    Afficher la réponse

    À Clémence Roche, notre architecte, qui a gardé la façade et changé tout le reste.. un remerciement précis se retient ; un remerciement de circonstance s'oublie.

Repérez l'erreur

Une phrase est fausse. Touchez-la.

  1. Quelle phrase contient une faute ?

    Afficher la réponse

    C'est de cette porte dont je voudrais vous parler.. de et dont font double emploi : C'est de cette porte que je voudrais vous parler.

Mise en situation

Studyfern n'a pas d'outil vocal. Pour pratiquer à l'oral, copiez ce texte dans un assistant IA vocal et parlez avec lui.

Mise en situation. Vous êtes Julien Paget, directeur de cabinet d'un maire, exigeant et toujours pressé. Vous parlez naturellement, en français, et nous nous vouvoyons. D'abord, vous me présentez en six phrases environ un cas inédit : une cérémonie pour laquelle le maire a besoin d'un discours (par exemple le centenaire d'un club de football de village, ou l'ouverture d'une halle restaurée), avec les invités, une figure fondatrice, trois faits inventés et le temps de parole disponible. Puis vous me demandez de prononcer mon discours à voix haute, une étape à la fois : mes salutations, mon image d'ouverture, un passage avec anaphore ou rythme ternaire, mes remerciements, ma dernière phrase. Une ou deux fois, vous me bousculez comme le ferait un vrai directeur de cabinet (« Trop long, le maire ne tiendra pas trois minutes », « Je n'entends pas ce que ce remerciement a de précis »), et je corrige. Ensuite, vous me donnez votre avis en français, point par point : salutations correctes et dans l'ordre, phrases courtes et parlées, procédés employés à dessein, remerciements précis, chute mémorable, en vous attachant aux nuances, au registre et à la précision, non aux bases. Quand mes cinq réponses remplissent ces critères, vous dites « Mission accomplie ! » et vous me donnez un conseil. Limitez chaque réplique à trois phrases, sauf pour présenter le cas.

Écoutez aussi. Écoutez des locuteurs natifs avant et après : voir les ressources d'écoute gratuites.

Bon à savoir. Les retours d'une IA sur la prononciation sont inégaux : comparez-vous à des enregistrements natifs. Beaucoup d'assistants transforment d'abord votre voix en texte : une voyelle ou une liaison ratée peut être « entendue » comme le bon mot. Ne donnez pas d'informations personnelles : inventez un nom et une ville.

New to this? Read Practising speaking with an AI.

L'essentiel

  • Un discours de cérémonie s'écrit pour l'oreille : phrases courtes, mots-clés répétés, jalons, chiffres arrondis.
  • Les salutations vont du rang le plus élevé au moins élevé, avec les titres au féminin pour les femmes (Madame la Préfète), puis les élus, puis tout le monde.
  • L'anaphore, le rythme ternaire et l'apostrophe donnent sa forme au discours ; chacun s'emploie à dessein, une ou deux fois.
  • On nomme les personnes que l'on remercie et l'on dit ce qu'elles ont fait.
  • On finit sur une phrase brève que l'on peut reprendre, et l'on marque ses pauses.
  • Un bon exercice : dire son texte à voix haute, le chronométrer, couper ce qui s'étire.

Bilan

Répondez sans revenir en arrière. Avec 80 % ou plus, la mission est marquée comme terminée. Votre résultat reste dans ce navigateur.

Auto-évaluation

Répondez d'abord de tête, puis ouvrez la réponse. Rien n'est enregistré.

  1. Pourquoi un discours exige-t-il des phrases plus courtes qu'un article ?

    Afficher la réponse

    L'auditeur ne peut pas relire : chaque phrase doit être comprise sur-le-champ, et les longues chaînes de propositions se perdent.

  2. Quelle salutation un maire place-t-il en premier quand la préfète est présente ?

    Afficher la réponse

    « Madame la Préfète », puis les autres autorités par ordre de rang, puis « Mesdames et Messieurs les élus ».

  3. Qu'est-ce qui rend une apostrophe efficace dans un discours ?

    Afficher la réponse

    On l'emploie une seule fois, au cœur émotionnel du texte, pour une personne absente précise, avec un fait ou un mot qui lui est propre.

Pour aller plus loin