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Cheat sheet

Culture and media: cheat sheet

The summary, key terms and the trap to avoid for every lesson, in order. Print it, or read it, cover it, and say it back.

Mission: reply to a Montréal colleague and a Brussels client, and brief your team lead C1 · Culture and media

  • Septante et nonante se disent en Belgique et en Suisse romande ; huitante seulement dans certains cantons suisses.
  • Déjeuner, dîner et souper désignent le matin, midi et le soir au Québec, en Belgique et en Suisse.
  • Un professionnel lit le sens de l'autre (je ne sais pas me libérer = je ne peux pas) avant de répondre.
  • Il note le lieu de chaque mot, ne corrige jamais, et pose une question polie quand il doute.
  • Chaque courriel donne l'heure dans le fuseau du lecteur, avec le bon tu ou vous.
septante, nonante
70, 90 (Belgique, Suisse romande)
huitante
80 (certains cantons suisses)
déjeuner, dîner, souper
repas du matin, de midi, du soir (Québec, Belgique, Suisse)
courriel
e-mail (Québec)
magasiner
faire les magasins ; comparer des offres (Québec)
fin de semaine
week-end (Québec)
je ne sais pas + infinitif
peut signifier je ne peux pas (Belgique, usage courant)
un glossaire
petite liste de mots avec leur sens et leur usage
heure de Montréal
l'heure locale à Montréal, en retard de six heures sur Bruxelles la plupart de l'année
un usage régional
emploi propre à une région, légitime là où on le parle

Watch out: Quatre faux pas guettent ce travail. Tutoyer une cliente inconnue : wrong: Madame Dubois, je te propose jeudi ; gardez vous tant qu'elle ne propose pas autre chose. Corriger un usage : wrong: « Nonante ? On dit quatre-vingt-dix. » Les deux sont justes, chacun chez soi. Lire à sa façon : wrong: « Mme Dubois ne sait pas se libérer : elle est débordée. » Je ne sais pas me libérer veut dire ici je ne peux pas. Oublier le fuseau : wrong: jeudi à 19 h envoyé à Montréal ; précisez heure de Montréal ou heure de Bruxelles.

Mission: explain three jokes to a new colleague and write a punning headline for the staff newsletter C1 · Culture and media

  • Un jeu de mots met deux lectures dans une même forme : un son (ver, vert, verre, vers) ou une expression (tourner la page).
  • L'ironie dit le contraire de ce qu'elle pense : il n'y a pas de double sens, mais un écart entre le dit et le voulu.
  • Expliquer une blague : nommer les deux sens, montrer où ils se rejoignent, dire pourquoi c'est drôle.
  • Un titre à double sens convient à une bonne nouvelle ; il ne vise personne.
  • On signale un usage régional et ce qui ne se traduit pas ; on ne corrige pas, on ne force pas.
un jeu de mots
plaisanterie qui joue sur le sens ou le son des mots (pun)
un double sens
deux lectures possibles d'un même mot ou d'une même expression
un homophone
mot qui se prononce comme un autre (ver, vert, verre, vers)
l'ironie
dire une chose en pensant le contraire
l'absurde
humour qui traite l'impossible comme normal
le comble
situation paradoxale qui fait rire : « Le comble pour un… »
tourner la page
commencer autre chose (et tourner la page d'un livre)
raconter des salades
mentir, inventer des histoires
remettre le couvert
mettre la table à nouveau ; familièrement, recommencer
le fun
le plaisir, l'amusement (usage courant au Québec)

Watch out: Trois faux pas gâchent cette tâche. Traduire mot à mot : wrong: « Raconter des salades » veut dire parler de légumes. Le jeu tient au double sens : on garde les deux lectures. Lire l'ironie au premier degré : wrong: Chloé est ravie d'avoir une réunion le vendredi. Elle dit « super » et pense le contraire ; ce n'est pas un jeu de mots, c'est un écart entre le dit et le voulu. Plaisanter à contretemps : wrong: Après les travaux, le restaurant d'entreprise est dans le pétrin ! annonce un désordre au moment où l'on célèbre une réouverture.

Mission: put a classic-style passage into modern French and explain one sentence for your reading club C1 · Culture and media

  • Le subjonctif imparfait (qu'il fût, qu'il fît, qu'il vînt, qu'il aimât) a un accent circonflexe ; le passé simple (il fut) n'en a pas.
  • Il eût aimé et il eût fallu sont des conditionnels passés littéraires : en français courant, il aurait aimé, il aurait fallu.
  • Le passé antérieur (quand il eut fini) dit qu'une action est déjà finie quand l'autre commence.
  • En résumant, on garde ce que la forme implique (regret, obligation, doute) et on écrit sans aucune forme littéraire.
  • On explique en trois temps : le nom ou l'équivalent, l'effet, puis la confusion à éviter.
le subjonctif imparfait
temps littéraire du subjonctif (qu'il fût, qu'il aimât)
le plus-que-parfait du subjonctif
forme eût ou fût + participe passé (qu'il eût fini)
le conditionnel passé
il aurait fallu ; en littérature : il eût fallu
le passé antérieur
temps de quand il eut fini, pour une action déjà finie
le passé simple
temps littéraire du récit (il fut, il vint)
l'accent circonflexe
le ^ qui distingue qu'il fût de il fut
la concordance des temps
l'accord des temps du français soutenu
un souhait resté sans réponse
ce qu'exprime il eût aimé (regret)

Watch out: Quatre faux pas apparaissent dans ce travail. Copier une forme littéraire dans son propre texte : wrong: Je veux qu'il vînt demain. Le subjonctif imparfait n'est pas de mise après un présent (concordance des temps) ; on écrit Je veux qu'il vienne demain. Confondre les accents : wrong: Il fût là hier. Le passé simple est il fut ; fût est un subjonctif. Traduire sans le sens : wrong: « C'est un plus-que-parfait du subjonctif. » n'apprend rien : il faut ajouter il aurait fallu et l'effet. Perdre le regret : wrong: Armand aimerait un mot de son père. Il aimerait parle d'un désir possible ; il aurait aimé garde un souhait resté sans réponse.

Mission: turn a fast radio extract into a note for your team C1 · Culture and media

  • À l'oral rapide, le ne tombe, les mots se lient : l'écrit rétablit les formes complètes.
  • On écoute pas, rien, jamais pour lire la négation, et on lit un usage régional avec le sens de celui qui parle.
  • Un jeu de mots s'explique en trois temps ; une citation littéraire se modernise sans perdre son effet.
  • On signale ce qu'on n'a pas entendu, on ne l'invente pas.
  • La partie compréhension de l'oral du DALF C1 dure 40 minutes et comporte deux exercices.
un trou
passage inaudible ou manquant dans une transcription
inaudible
qu'on ne peut pas entendre
une forme réduite
forme raccourcie de la parole rapide (chuis, y a)
un mot de remplissage
euh, ben, quoi : sans contenu
un usage régional
emploi propre à une région (magasiner, septante)
un souper-bénéfice
repas dont les recettes vont à une cause (Québec)
un jeu de mots
double lecture d'un mot ou d'une expression
un souhait resté sans réponse
ce que dit il eût voulu : un regret
une revue de presse
résumé de ce que disent les médias sur un sujet
la concordance des temps
l'accord des temps du français soutenu

Watch out: Cinq faux pas guettent ce type de note. Recopier la parole : wrong: Mme Lambert dit qu'y a nonante places. Écrivez qu'il y a nonante places. Mal lire un usage : wrong: Elle ne sait pas comment ajouter des places. Je sais pas en ajouter plus veut dire ici je ne peux pas en ajouter plus. Corriger ou moquer : wrong: « Pis » ? C'est du mauvais français. C'est un usage oral québécois. Garder la forme littéraire : wrong: il aurait voulu qu'elle restât ; on écrit qu'elle reste. Combler un trou : wrong: samedi à 18 h, alors que l'heure n'est pas audible.