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Cheat sheet
Spoken mastery: cheat sheet
The summary, key terms and the trap to avoid for every lesson, in order. Print it, or read it, cover it, and say it back.
- Un discours de départ dure trois minutes au plus, soit 250 à 350 mots environ (de moins de deux minutes à près de trois), et se dit, il ne se lit pas.
- La structure : salutation, une anecdote, un court portrait, remerciements, toast.
- Le registre se choisit en connaissance de cause : tu pour le collègue, vous pour la salle, sans mélange au sein d'une phrase.
- L'humour taquine une habitude sans gravité et ne touche ni à l'âge, ni à la santé, ni à la famille, ni à l'échec.
- On remercie par Au nom de toute l'équipe, merci pour… et l'on conclut par Je vous invite à lever vos verres à….
- On préfère je me souviens de ou je me rappelle + complément direct ; je me rappelle de est courant mais critiqué ; on écrit occasion, non opportunité, pour une circonstance favorable.
- un discours de départ
- allocution prononcée pour saluer quelqu'un qui quitte son poste
- partir à la retraite
- cesser son activité professionnelle après une longue carrière
- une anecdote
- petit récit d'un fait vécu, souvent amusant, qui éclaire un caractère
- fredonner
- chanter à mi-voix, sans articuler les paroles
- au nom de toute l'équipe
- en parlant pour l'ensemble du groupe, et non en son seul nom
- lever son verre à
- boire à la santé ou en l'honneur de quelqu'un
- porter un toast
- inviter l'assemblée à boire en l'honneur de quelqu'un ou de quelque chose
- affectueux, affectueuse
- qui exprime de la tendresse, de l'attachement
- transmettre
- faire passer à d'autres un savoir, un héritage
- un pot de départ
- petite réception, informelle, qui marque le départ d'un collègue
Watch out: Quatre choses affaiblissent un discours de départ : l'inventaire de qualités (« il est rigoureux, sympathique, compétent… ») sans aucune histoire ; la plaisanterie qui gêne (son âge, sa santé, son divorce, une vieille bévue) ; le flottement entre tu et vous adressés à la même personne ; enfin la longueur excessive, ou des mots ajoutés après le toast. Un point de langue : je me rappelle de son premier jour est très courant à l'oral, mais les puristes le déconseillent ; les formes soignées sont je me rappelle son premier jour et je me souviens de son premier jour.
- Dans un débat en direct, chaque créneau dure de 30 à 40 secondes : une idée, un fait, une image, une position.
- On réfute l'affirmation, jamais la personne, et avec une preuve (d'après l'étude de…).
- On concède à bon escient : Vous avez raison sur un point : … Mais….
- Quand on vous coupe : Je termine ma phrase, et je vous réponds, puis on rend la parole avec Je vous en prie.
- On termine sur une formule qui reste : Un dernier mot, et je termine….
- On est d'accord sur un point ; d'accord avec se dit d'une personne ou d'une analyse entière ; on dit un sujet dont on a beaucoup parlé, non qu'on a beaucoup parlé.
- un créneau
- plage de temps limitée accordée à un intervenant
- couper la parole à quelqu'un
- interrompre quelqu'un qui parle
- prendre la parole
- commencer à parler dans un échange
- garder la parole
- continuer à parler malgré une interruption
- concéder un point
- reconnaître qu'un argument adverse est fondé sur un aspect précis
- réfuter
- démontrer qu'une affirmation est fausse ou infondée
- un plafond
- limite supérieure qu'on ne peut dépasser
- à l'antenne
- en train d'être diffusé, en direct
- l'animateur, l'animatrice
- personne qui conduit une émission et distribue la parole
- un argument qui ne tient pas
- un argument qui ne résiste pas à l'examen
Watch out: Quatre choses affaiblissent un débat en direct : vouloir tout dire en un créneau de 40 secondes ; attaquer la personne (wrong: Vous mentez, Julien !) au lieu de l'affirmation (Cet argument ne tient pas, et voici pourquoi) ; ne jamais rien concéder, ce qui paraît buté ; et couvrir la voix de l'autre, ce qui rend les deux interventions inaudibles à l'antenne. Un point de langue fréquent : on est d'accord sur un point, d'accord avec une personne ou une analyse entière (d'accord avec vous).
- Un récit de trois minutes compte 320–350 mots environ et suit cinq temps : accroche, tension croissante, tournant, dénouement, écho.
- On plante le décor au passé composé et à l'imparfait, on raconte l'action au présent, on revient au passé pour l'issue.
- On emploie phrases courtes, répétitions et détails concrets ; le passé simple sonne guindé à l'oral, on préfère le passé composé.
- On annote le texte : [pause], [plus lentement], [voix basse], [plus vite].
- On conclut par un écho de l'ouverture.
- Avec avoir, le participe s'accorde avec le complément d'objet direct antéposé : elle t'a suivie ; le pronom leur complément reste invariable (je leur ai raconté).
- un conteur, une conteuse
- personne qui raconte des histoires à voix haute devant un public
- une soirée de contes
- rencontre où plusieurs personnes racontent des histoires à un public
- une scène ouverte
- moment où chacun peut venir se produire sans être programmé
- le présent de narration
- présent employé pour raconter des faits passés et les rendre vivants
- un rebondissement
- événement imprévu qui relance l'intrigue
- le dénouement
- moment où l'intrigue se résout
- une chute
- trait final d'une histoire, souvent inattendu ou drôle
- un silence
- pause dans la parole, qui produit un effet sur l'auditeur
- meugler
- pousser le cri de la vache
- raconter
- faire le récit d'un événement, réel ou imaginaire
Watch out: Quatre choses font perdre un public : expliquer l'histoire (« je vais vous raconter une histoire drôle ») au lieu de la commencer ; changer de temps sans raison (wrong: Je pars, j'ai vu, je courais dans un même moment) ; les phrases longues et les mots abstraits sans détail concret ; enfin une fin qui s'arrête net, sans écho ni sourire. Une faute de langue à éviter : quand monsieur Fabre dit à la fillette « Elle t'a suivie ? », le participe s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant le verbe ; wrong: Elle t'a suivi ? est donc faux pour une fille.
- Les différences entre milieux francophones sont des tendances, et toujours nuancées : souvent, en général, selon les équipes.
- À l'écrit, on commence par le vous et l'on demande avec légèreté avant de passer au tu ; ensuite, on suit la réponse.
- On choisit une formule de politesse largement acceptée (Bien cordialement) et une salutation qui inclut tout le monde (à toutes et à tous).
- On évite les mots qui varient selon les pays (dîner, déjeuner, souper) et l'on donne l'heure dans deux fuseaux.
- On reformule avant de contredire et l'on invite chacun par son nom.
- Après informer que, on emploie l'indicatif (la réunion a lieu) ; on est ravie, non excitée, de travailler avec quelqu'un.
- une visioconférence
- réunion à distance où les participants se voient et s'entendent
- un tour de table
- moment où chaque participant s'exprime à tour de rôle
- l'ordre du jour
- liste des points à traiter pendant une réunion
- tutoyer, vouvoyer
- s'adresser à quelqu'un par tu, ou par vous
- septante, nonante
- soixante-dix, quatre-vingt-dix, en Belgique et en Suisse
- un courriel
- message électronique, mot courant au Québec
- cordialement
- formule de politesse en fin de message, d'un ton courtois et neutre
- un décalage horaire
- différence d'heure entre deux régions
- nuancer
- atténuer une affirmation pour la rendre moins tranchée
- en général
- dans la plupart des cas, sans que ce soit une règle absolue
Watch out: Quatre choses affaiblissent un courriel de lancement interculturel : énoncer un stéréotype comme un fait (wrong: Les Suisses n'aiment pas l'improvisation) ; tutoyer sans y avoir été invité dès le premier courriel ; employer un mot régional que d'autres lisent autrement (on se retrouve pour dîner quand on veut dire à midi) ; donner une heure sans fuseau, de sorte que Montréal est oubliée. Une faute de langue fréquente : wrong: Je vous informe que la réunion ait lieu jeudi. Après informer que, on emploie l'indicatif : Je vous informe que la réunion a lieu jeudi.